Ménille Avénale

Pas de ligne éditoriale. Pas d'objectif commercial. Pas d'intérêt vital. Par Ménille Avénale

dimanche 15 octobre 2006

Un score qu'on n'avait pas vu depuis vingt ans

Je ne sais pas si vous connaissez Michel Daerden qui, d'après ce que je crois comprendre, est membre du PS belge et assez satisfait de son score aux élections de dimanche dernier. Merci à Jessy sans qui je n'aurais jamais vu cette vidéo inénarrable.

Et comme, en ce moment, j'aime bien vous faire découvrir des trucs et partager des machins, il FAUT que vous alliez lire, écouter et regarder cette note de Chronolog. (Avec un paquet de Kleenex à portée de main.)

PS. Au fait, dites-moi, et surtout ne me cachez rien, ayez l'audace d'être francs : on ne peut pas se faire un joli blog sous DotClear si l'on ne possède pas un logiciel tel que Photoshop. J'ai juste, hein ?

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jeudi 5 octobre 2006

Merci, Laurent Ruquier. Et merci Vinvin

Grâce à Ruquier, j'apprends que le film Frère des Ours II est en tête des ventes de DVD en ce moment. Frère des Ours II, la suite de Frère des Ours, a été lancé par les studios Walt Disney uniquement pour le marché DVD. Et donc, il cartonne.

C'est important de se tenir au courant des grands phénomènes culturels, comme ça. Moi c'est fait. Grâce à Laurent.

Et - rien à voir - cette vidéo, même si je sais que tout le monde l'a vue environ 653987 fois au cours du dernier mois (mais je ne m'en lasse pas), c'est mon petit cadeau pour la route :


Le fractionné avec Loic Siffredi !
envoyé par Vinvin

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mercredi 4 octobre 2006

Marly-Gomont

Trouvé chez Sskizo : le petit clip d'un môme de téci Picardie, Kamini. On en parle même sur France Inter, dis donc, le sponsor officiel de Vincent Delerm !...

Ne me dites pas que ça ne déchire pas, ça, quand même. (Faut bien tout regarder et après, vous pourrez me dire qui est votre figurant préféré, moi c'est le petit en combi verte à la fin. Il danse bien.)

[EDIT] Ok, donc je viens de m'apercevoir, après avoir lu entre autres ce post qui commence à dater un peu, que je suis complètement à la traîne. Ceux d'entre vous qui découvrent Kamini grâce à moi le sont donc aussi, et toc !... M'en fous, je vais prochainement ouvrir un magasin de terreau bio avec Krazy Kitty et je vous emm***. [/EDIT]

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dimanche 3 septembre 2006

Zouli

Ne me dites pas que vous ne trouvez pas ça au moins mignon.

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PS. Lyonnais, ne tenez pas compte de l'information, le journal a déjà plusieurs jours.

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lundi 28 août 2006

Isa'vaient qu'à faire mieux - 3/3

Pour finir l'été en beauté, voici le troisième et dernier volet de la série Les stupidités d'Isa au mois d'août.

Aujourd'hui, chères lectrices, chers lecteurs, je vous invite à découvrir avec moi l'article phare de notre mensuel préféré, celui qui bénéficie des plus gros caractères en couverture et du nombre de pages le plus important : "L'été le plus sexy de ma vie !" Non, vous ne rêvez pas, tel est bien le but qu'Isa vous propose de poursuivre à la page 88 de cette livraison exceptionnelle.

En six pages et trente conseils directs et efficaces, la journaliste (peut-être ne mérite-t-elle pas ce titre, mais je n'en trouve point d'autre) en charge du sujet nous livre une version assez personnelle de ce qu'est le sexy - et son revers cauchemardesque, hantise de toutes les filles et femmes de moins de 35 ans qui se respectent, le pas sexy - sur les lieux de vacances. Ne vous y trompez pas, la plupart des préceptes de ce nouveau maître de sagesse sont également applicables en ville pendant l'année, et même, j'en suis sûre, au boulot ou à la fac. Prenez note.

"1. Sexy : le look rapido presto. Pas sexy : le tout nickel."

Mouais, pourquoi pas. Rappelons tout de même que pour être sexy "rapido presto", il faut déjà avoir une bonne base de départ et que la plupart des filles ont tout de même besoin d'un minimum de préparation pour correspondre à l'acception la plus courante du sexy. Mais surtout, ce qui me choque au plus haut point, c'est que, prétend l'auteur, les "cheveux un peu poissés de sel" sont sexy. Je ne sais pas vous, mais moi, si mes cheveux sont poissés de sel, c'est que je ne les ai pas lavés depuis plusieurs jours. Et ça, sachez-le, c'est fortement déconseillé si on ne veut pas avoir à tout couper à la rentrée. Enfin bref.

"4. Sexy : se trémousser sur "Crazy" des Gnarls Barkley. Pas sexy : sautiller sur "Les Magnolias"."

Etant donné que Crazy est le tube de l'été le moins excitant de ces trente dernières années et qu'à mon avis, ce n'est pas la chanson qui rend une fille sexy mais bien la manière dont elle bouge, j'ai tendance à penser que l'auteure de l'article avait purement et simplement bu avant de rédiger ce paragraphe. Donc je ne lui en tiens pas rigueur, et je passe.

"6. Sexy : les Havaïanas authentiques."

Bien sûr, bien sûr, que n'y avais-je pensé plus tôt !... Les Havaïanas, deux bouts de plastique à quinze euros la paire, sont forcément les SEULES tongs sexy, et donc le must have de l'été. Si tu as repéré des tongs oranges à pois jaunes trop mignonnes à cinq euros au marché, laisse béton, tu es ringarde. Ben oui, être sexy, ça se paye...

"8. Sexy : la paillote "in". Pas sexy : la terrasse bondée de mioches et de Mister Freeze, avec des chaises en plastiques."

Le début du paragraphe est tout aussi éclairant : "Premier devoir en terrain inconnu (oui, on vous parle bien de DEVOIR, on n'est pas là pour rigoler, vous voulez être sexy ou pas, merde ?) : trouver le lieu qui aimante les beaux, les marrants, les déments". Je m'interroge sur l'absolue nécessité de passer ses vacances en compagnie de gens "beaux, marrants, déments" (et sur la méthode la moins faillible pour les identifier). Il semblerait, mais attention, j'utilise bien le conditionnel, il semblerait dis-je que l'on ne peut être sexy que si d'autres personnes jugées telles vous adoubent et vous font entrer dans le très fermé Club des Jeunes Sexy de la Plage. En d'autres termes, on n'est sexy que pour les autres. Nombreux, de préférence, les autres.

"17" (je ne peux pas tous vous les faire, il y en aurait pour des heures et je ne crois pas que je tiendrais le coup) "Sexy : les copines légères, bien foutues, fashion... Pas sexy : l'amie timide, les copines lourdaudes en chasse." (j'avais d'abord cru lire "en classe" et du coup, j'avoue, je ne voyais pas le rapport)

Ben voyons. Si ma meilleure amie, que j'aime comme ma soeur et qui a toujours été là pour moi, est timide (depuis quand être timide est forcément anti-sexy, d'ailleurs ?...), je dois lui dire "Désolée ma chérie, cet été, je pars sans toi, je vais au Cap avec Sandra et Cynthia. Quoi quoi, comment ça, je les ai traitées de pétasses il y a un mois à la soirée de Steph ?... T'avais encore trop bu, ça ne devait pas être moi". Si elle est moche, encore pire, là je dois arrêter de l'appeler, changer de numéro, de ville, de région, de pays, et l'oublier. Attendez, ne me dites pas que vous croyez encore qu'on choisit ses amis pour leurs qualités intrinsèques et pas pour leur physique, quand même !...

"21. Sexy : le vernis chocolat ou papaye. Pas sexy : le rouge pétasse, le prune dadame."

Là, je m'insurge. D'abord, décréter que seules deux, pas cinq, pas trois, DEUX couleurs de vernis à ongles sont sexy, ça relève un peu de la dictature. Si si, excusez-moi. Ensuite, ajouter que le rouge pétasse n'est pas sexy alors que le rouge vif est quand même la teinte la plus indémodable qui soit (et je sais de quoi je parle), ça, c'est plutôt de l'incompétence que ça tient. Mais attendez, on n'a pas encore touché le fond.

"28. Sexy : le short taille basse. Pas sexy : le short en jean qui rentre dans les fesses."

Ca ne me paraît pas incompatible. Et je dirais même plus : l'un me fait tout autant gerber que l'autre. Alors franchement...

"30. Sexy : les petites photos volées au portable. Pas sexy : faire poser ses potes devant son jetable (gamine prépubère) ou son numérique (mère de famille)."

Ouais, ben moi, mon portable ne prend pas de photos ; pas la peine puisque j'ai un numérique (eh oui, je rentre définitivement dans la catégorie "mère de famille". Mon cas semble désespéré). Et devant ce numérique, je fais poser tout le monde et n'importe qui, sans complexes, parce que je veux de VRAIS souvenirs de vacances et pas seulement un bout de nez flou à contre-jour et un oeil surexposé sous prétexte que j'ai "volé" la photo en soirée en oubliant connement que la lumière n'y était pas idéale (et que je n'avais pas prévenu mon modèle). Merde, maintenant.

Bien. Calmons-nous et réfléchissons deux minutes.

Après cette séance éprouvante, vous aurez constaté que

1. être sexy, ça exige un minimum d'obéissance et pas trop de créativité ni d'esprit d'initiative. Car oui, vous l'avez compris, tous ces conseils sont en fait des ordres. Si vous refusez de rentrer dans le rang, tant pis pour vous, vous ne pourrez pas dire que vous n'avez pas été prévenue.

2. être sexy n'est pas à la portée de tout le monde.

3. être sexy, finalement, on a un peu de mal à déterminer ce que ça veut dire.

4. être sexy est somme toute très relatif. J'en veux pour preuve les photos illustrant l'article et représentant une adolescente prépubère au sourire carnassier vêtue de tops moulants (pourtant fortement déconseillés par l'article, paragraphe n°19) et posant en treillis rose et blanc (prenez le temps de visualiser mentalement, ça vaut le coup), dans une attitude légèrement agressive, coiffée d'un Stetson et affublée d'un débardeur vantant le Spring Break de 2004, soit un moment de l'année où des hordes de jeunes Américains pètent les plombs et vont se saouler et baiser jusqu'à plus soif au Mexique. Classieux, non ?...

Je crois que c'est officiel : je ne suis pas une fille sexy. J'en suis plutôt soulagée.

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Photo : une vraie fille sexy : Christina Ricci dans Anything else, de Woody Allen - AlloCiné.

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samedi 12 août 2006

Isa'vaient qu'à faire mieux - 2/3

Comme promis, voici le deuxième épisode de notre saga estivale à succès :

Comment la presse féminine française essaie de rendre ses lectrices encore plus bêtes et soumises qu'elles ne l'étaient déjà.

Vous vous souvenez que j'avais - brillamment, d'ailleurs - dégommé un article du numéro d'août du magazine Isa, intitulé Tous ces garçons ont un point commun... ils ont peur des femmes et accompagné page 183 de sa perverse petite colonne 10 conseils pour ne pas effrayer un garçon.

Je vous propose aujourd'hui tout simplement de tourner la page en douceur (nous sommes en plein mois d'août, pas de mouvements brusques) pour découvrir avec moi, page 184, l'article intitulé Les hommes ont-ils un sixième sens sexuel ? qui se présente comme une étude quasiment scientifique des talents masculins en la matière, dans la mesure où l'auteur, je vous le donne en mille... est un homme. Forcément, on se dit qu'il sait de quoi il parle et donc on prend ses affirmations très au sérieux, bichette.

Je vous passe les expressions limite qui cachent probablement un second degré auquel, en tant que pauvre fille dépourvue de tout sens de l'humour, je n'ai pas accès, du genre : "Deux femelles excitées, parées de leurs plus beaux atours, lancent des signaux de disponibilité sexuelle..." en légende d'une photo où, personnellement, je ne vois rien d'autre que deux filles en soirée, en train de rire et de parcourir la salle du regard. Je vous passe aussi les assertions définitives et un poil gerbantes style "l'homme possède d'excellentes antennes pour repérer les femelles open". (Dans cette dernière phrase apparaît un mot qui figurait déjà dans la citation précédente. Sauras-tu le retrouver ?) Si l'objectif est de nous prouver que non, les hommes ne sont pas tous des obsédés sexuels et que non, les filles ne sont pas toutes de la chair à pieu, je crains qu'avec cette prose-là, ce ne soit voué à l'échec.

Pour votre gouverne, chères comparses du sexe faible (que l'auteur a manifestement la ferme intention de maintenir comme tel), les hommes savent donc sans une hésitation, rien qu'à vous regarder :

2. "... si vous aimez le sexe"

Certains vêtements ("pull en cachemire, talons hauts") et certaines attitudes ("corps souple mais pas ondulant, voix chaleureuse") nous désignent apparemment aux antennes masculines comme de bons coups. Conclusion de l'auteur : "rien n'est plus excitant pour un grand prédateur que ce gendre de défi !". Mouais. Et dites-moi, il ne lui vient pas à l'idée, au grand prédateur, qu'on n'a peut-être pas du tout envie de lui faire profiter de nos talents cachés au simple motif qu'on a mis un pull en cachemire et qu'on lui parle gentiment ?...

7. "... si vous êtes une proie"

Je crois que le mot est lâché. Le propos est clair : une fille qui vient d'avoir un gros malheur (déception amoureuse et perte totale de confiance en soi) est fragile et influençable ; nous sommes probablement toutes d'accord là-dessus. Là où les choses se corsent, c'est que pour le prédateur déjà mentionné, cette situation offre un seul - mais énorme - avantage : la pauvre petite est dès lors "prête à ouvrir [son] lit au premier venu pour un peu de chaleur humaine". Vous l'avez compris ; nos détresses intimes ne nous vaudront ni compassion, ni réconfort de la part des chasseurs, juste une nuit de loose supplémentaire et une grosse solitude au matin, agrémentée d'une dose de culpabilité et d'auto-dévalorisation sur le mode Mais décidément, je suis une vraie conne, je suis trop nulle, je ne mérite pas mieux, etc, etc. Le cercle vicieux peut durer un bon moment.

4. "... si vous êtes une princesse" (entendez par là que "vous avez l'habitude de plier le monde à vos caprices", pas que vous êtes une fille géniale, il ne faut pas exagérer non plus), 9. "... si vous êtes une tordue", 10. "... si vous êtes une allumeuse"

C'est drôle, je cherche désespérément les rubriques "... si vous êtes une vraie tête", "... si vous avez le coeur sur la main", "... si vous êtes la fille qu'on cherche depuis toujours", "... si vous êtes l'amie idéale", "... si vous êtes exigeante en matière de sentiments et donnez beaucoup en retour", mais je ne les trouve pas.

Alors, heureuses ?...

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Photo : Flossie Mahoney

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PS. Oh oui, au fait : j'ai craqué, bien sûr... Je suis allée chez le coiffeur hier (notez que j'ai réussi à tenir encore dix jours, ce qui est plutôt pas mal) et je suis très contente du résultat. Vraiment, oui.

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vendredi 28 juillet 2006

Isa'vaient qu'à faire mieux - 1/3

(Oh, mais dites-moi, on dirait que je me prends à mon tour pour Alain Rémond !... C'est quand même fou, cette contagion du jeu de mots.)

Après vous avoir proposé, le week-end dernier, de nous suivre dans d'incroyables mais dignes aventures sur les pistes de danse des grandes écoles françaises, nous vous suggérons aujourd'hui de vous livrer à une autre activité typique de fin de semaine : la lecture d'un magazine féminin.

D'ordinaire, je conseille volontiers le petit Isa, opus punchy et coloré, ni trop neuneu ni trop sérieux, au format agréable et au contenu plutôt riche. Mais je dois avouer que la livraison du mois d'août me déçoit quelque peu, et ce pour deux raisons.

La première, c'est que le joli maillot de bain fourni en cadeau avec le magazine - trois coloris au choix : noir, rayé bleu et blanc ou rose à pois noirs, ma chance indescriptible m'ayant permis de tomber sur ce dernier* - ne prévoit absolument pas que les lectrices puissent posséder une poitrine dépassant le bonnet B. Hélas pour moi, c'est mon cas ; et les petits cordons ont beau permettre d'ajuster assez précisément le maillot, si les triangles sont trop petits, ils sont trop petits et ça déborde, point. Ne me reste donc plus que le bas, dont je me demande comment je pourrais bien l'utiliser.

La seconde est plus grave, et elle est liée à certains articles du magazine que je trouve un rien douteux.

Allez d'abord directement à la page 183, où l'on vous explique pourquoi certains hommes ont peur des femmes... et comment éviter de faire peur aux hommes à votre tour (partant du principe que, puisque vous lisez ce truc, vous êtes une femme, bien sûr). Si certains conseils plutôt avisés relèvent tout simplement du bon sens (ne pas toujours être sur son dos, préserver ses relations avec les enfants en cas de séparation, ne pas étaler sans cesse notre salaire s'il est supérieur au sien, ou encore ne pas lui casser les oreilles avec notre passé sexuel), d'autres me laissent vraiment perplexe :

"2. Vous trouvez ses amis bêtes, mous et mal assortis à vos sets de table ? Ne les dénigrez pas. Les amours passent, les copains restent..."

Mais que faire s'il y a de vrais cons parmi eux ? Se taire et le laisser s'abêtir en leur compagnie ?... Sans parler du fait que croire qu'une fille juge les gens en fonction de leur assortiment avec ses sets de table... mouais.

"6. Ne parlez pas trop fort. (...) Baissez d'un ton à la maison."

Hum, il s'agit de ne pas trop déranger l'homme, je suppose... Désormais, il n'aura même plus besoin de faire semblant de pas entendre...

"7. Ne le critiquez pas. OK, il fait tout mal. Il ne range pas ses chaussettes au bon endroit... Pas la peine de le houspiller. Ce n'est pas une femme de ménage, juste un type qui fait des efforts parce qu'il vous aime."

Mais nous ne sommes pas non plus des femmes de ménage !...
Le problème des chaussettes est simple : de même que dans une bibliothèque, un livre mal rangé est un livre perdu, dans une maison, une chaussette mal rangée est une chaussette non lavée et donc non réutilisable. Il y a de la logique derrière tout ça.

Et surtout, mon petit favori :

"9. Regardez-vous. Ce n'est pas le prince charmant en cabriolet dont vous avez toujours rêvé ? Mais comme vous n'êtes pas non plus Eva Longoria, il y a peut-être moyen de profiter de ses bonnes dispositions à votre égard..."

Je signale tout d'abord aux rédacteurs d'Isa que non, toutes les femmes ne rêvent pas d'être Eva Longoria (ni d'avoir un prince charmant en cabriolet - pour ma part, le mien circule en métro et il n'en est pas moins merveilleux et parfaitement princier). Je trouve que ce genre de précepte - se contenter de ce qu'on a parce qu'avec la tronche qu'on se tape, on ne peut guère espérer mieux - sent un peu mauvais sur les bords... Combien d'années d'analyse pour les nanas complexées et/ou malheureuses en amour qui auront cru reconnaître leur situation dans ces quelques lignes assassines ?

Vous ne m'en voudrez pas de remettre à plus tard le reste de ma revue de presse - je risque l'indigestion, tout simplement.

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Pour se consoler : une belle Latina... Eva Longoria ? Non, Jennifer Lopez qui sur cet inoubliable cliché, présente l'avantage de réunir les deux sujets de ma note. Pas mal, hein ? Elle vient de .

*******

* Non, c'est pas vrai, je l'ai choisi délibérément.

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lundi 26 juin 2006

Cute overboard

Le site en question est mignon et tout, certes, mais n'essayez pas de me faire croire que l'intérêt principal de ce genre de photos, ce sont les chats. (Je vous les ai classées par ordre d'intérêt croissant.)

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Posté par Menille à 11:44 - Revues de presses - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 26 avril 2006

Masochisme

Je devrais vraiment arrêter de fréquenter ce forum (je ne vais pas donner l'adresse, ça ne sert à rien). Je crois que continuer à y aller relève du masochisme le plus caractéristique. Je me heurte à des personnes - des pseudos, pardon, après tout je ne connais pas les gens qui se cachent derrière... - dont la bêtise et l'inculture n'ont d'égale que la méchanceté. Tout le monde a le droit de ne pas savoir, de ne pas avoir l'information, de ne pas connaître le contexte, etc ; mais proférer des paroles de haine au kilomètre comme c'est le cas là-bas, ça, ça me dépasse.

Je croyais naïvement que le racisme et l'antisémitisme n'étaient le propre que d'une petite partie de la population française, de quelques égarés qui manifestement avaient raté le train du XXe siècle et se retrouvaient en rade au bord de la route.

Eh bien non. Si vous l'ignoriez, sachez-le ; en 2006, il y a des personnes qui croient dur comme fer que les Juifs ont pour unique objectif de gouverner de monde et que l'Etat d'Israël n'a pas lieu d'être, qui comparent sans rire ses gouvernants aux nazis (avec une légère préférence pour les nazis puisque leur génocide à eux "n'a duré que quatre ans" : je l'ai lu tel quel) et qui pensent que c'est le Mossad qui a inoculé la grippe aviaire aux poules palestiniennes. Il y a aussi des personnes qui se demandent pourquoi le procès des meurtriers de Sohane a fait tant de bruit puisque finalement, ce n'était qu'une Maghrébine, et qui déclarent que les familles démunies, souvent africaines, logées dans des immeubles si délabrés qu'ils ont fini par brûler, auraient dû s'estimer heureuses de ne pas être à la rue et avoir conscience que quand on ne peut payer un vrai appartement, on prend ce qu'il y a : "ils n'ont qu'à bosser et gagner des pépètes". Cela aussi, je l'ai lu.

Et j'y retourne encore et toujours. Je crois que ce qui m'y pousse, c'est une sorte d'espoir ; l'idée qu'il suffirait que deux ou trois personnes, en tombant sur mes messages d'indignation à la lecture de ce genre d'horreurs, se disent oui, celle-là a raison et se rallient à mon opinion - que je ne crois guère originale, mais au moins mesurée et relativement humaniste, en tout cas je m'y efforce - pour que ma présence là-bas soit justifiée.

Posté par Menille à 11:28 - Revues de presses - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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