Je le sais, pourtant, que ce n'est pas le moment. Je le sais bien. Je ne dirai pas ce que je fais dans la vie (ça ne présente pas un grand intérêt) (pour vous, je veux dire), mais ma situation est encore loin d'être complètement stable et du coup, ce n'est pas le moment. Je gagne un salaire satisfaisant, mais mon statut actuel est provisoire et j'ignore encore quels seront mes revenus dans deux ans, dans trois ans, dans quatre ans, et surtout de quoi seront faites mes journées d'ici là. Décidément, ce n'est pas le moment.

Là où Fiancé m'aide vraiment bien, c'est qu'il me répète de temps à autre : "Moi, tu le sais, dès que j'aurai un salaire, ce sera quand tu veux". Dès qu'il aura un salaire, c'est-à-dire - sauf imprévu majeur - à partir de septembre prochain. Me dire ça à moi, comme si j'étais une fille raisonnable capable de contrôler ses pulsions et de ne pas hululer à la vue d'une personne de moins de sept ans oooooooooooooh mais qu'il est mignooooooooooon je veux le mêêêêêêêêêêême !... Ca ne tient pas debout, convenons-en.

Alors, bien sûr, j'ai des phases. La naissance d'un bébé chez un ami - une petite fille qui de plus, porte mon prénom -, la lecture d'une BD adorable racontant les premières années de la vie d'un jeune couple et donc l'arrivée de leur premier enfant, ce genre de choses, forcément, ne me laissent pas indifférente. J'ai déjà demandé à un jeune papa où il avait acheté son fils pour que je sache où trouver le même le jour où je me déciderai. Ha ha ha. Non, je ne suis pas frustrée et je ne fais pas peur aux gens ; comment ça, de la bave qui me coule des lèvres, où ça, où ça ?...