Ménille Avénale

mercredi 1 novembre 2006

Déménagement (virtuel)

Je m'installe ces jours-ci dans une nouvelle maison où vous êtes tous invités pour la pendaison de crémaillère (tagada tsoin tsoin).

Mettez bien vos liens à jour, surtout.

A tout de suite.

(Et youplaboum.)

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jeudi 26 octobre 2006

Fracture sociale

Entendu dans la bouche de Laurence Parisot, le lundi 23 octobre 2006 au soir, lors de l'émission "Le franc-parler" sur France Inter :

"Il y a en France des classes sociales dont le pouvoir d'achat n'a pas du tout progressé ces dernières années, et je pense notamment...

tiens, je vais vous faire attendre un peu avant de vous dire la fin

vous n'en mourrez pas, et ça entretient le suspense

et sinon, ça va, vous ?

une petite image ?...

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source : PostSecret

ça fait réfléchir, non ?

ça fait peur, même, je dirais

c'est triste à pleurer

c'est le cas de beaucoup de secrets postés sur ce site, vous savez

quelqu'un aurait du feu ?

et vous la connaissez, celle du routier qui a décidé de prendre des vacances en Italie ?...

bon allez, assez tergiversé, on y retourne

... et je pense notamment aux cadres."

Evidemment, il ne fallait pas commencer à s'imaginer qu'elle allait faire dans le social. C'est Laurence Parisot, non plus.

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lundi 23 octobre 2006

Quelques réponses au précédent

Puisque parfois, on a la flemme d'aller fouiller dans les commentaires pour trouver la réponse à celui qu'on a laissé (quand on se souvient qu'on en a laissé un) (parce qu'il y a des gens qui commentent bourrés) (eeeeeh ouaaaais), je remets ici la vaste réponse que je viens de laisser aux comms du post précédent.

Bien sûr, la discussion continue, que vous souhaitiez rebondir sur un des thèmes abordés ou en lancer un nouveau, que ce soit ici ou sur le post d'hier.

**********

Eph'K : honnêtement, je ne vois pas tellement sur quoi repose cette idée (cf. aussi le commentaire de Krazy Kitty, un peu plus bas que le tien). Je veux dire que oui, beaucoup de mères juives sont possessives, étouffantes, ultra-protectrices et quelque peu envahissantes... comme beaucoup de mères africaines, catholiques, italiennes, chinoises ou aborigènes, je suppose. (Bon, peut-être cela est-il plutôt valable pour une culture occidentale où l'on a tendance à considérer que les enfants restent enfants longtemps et que l'initiation qui les mènera à l'âge adulte est longue et très progressive.) Il y a aussi des mères juives qui sont froides et peu concernées par l'avenir de leur progéniture !... (J'en connais.) Je ne crois donc pas que la mère juive soit particulièrement plus "chiante" qu'une autre. L'histoire juive étant faite de déplacements, de dangers, de séparations, peut-être l'image de la mère, dépositaire des traditions ancestrales et repère stable dans un monde parfois mouvant, a-t-elle acquis cette sorte d'aura mythique qu'elle a moins dans d'autres communautés... et encore... Je ne sais pas, j'essaie de voir d'où ça vient mais honnêtement, c'est avec réserve(s).

Louis : ah ouéééé, si ça se trouve, la création de mon pseudo est directement liée aux clichés qui pèsent sur moi en tant que juive !... Waow, tu devrais être psy. A propos d'Israël : tu imagines que c'est une question extrêmement complexe, je ne suis d'ailleurs pas compétente pour la traiter exhaustivement. Pour faire simple et rapide (et peut-être pour lancer la discussion plutôt qu'apporter une réponse tranchée à une question si vaste), je dirais que :
- si on estime que seuls le lieu ou les conditions de création de l'Etat d'Israël sont illégitimes, non, ça n'a rien d'une assertion antisémite. On peut juste remettre en cause la façon dont l'Etat fut créé (et, tu t'en doutes, tout ne fut pas fait selon le droit et la justice les plus implacables), tout en reconnaissant sans problème son droit à exister. Ca me paraît même être une réflexion légitime sur des événements qui, désormais, appartiennent à l'Histoire.
- si on estime que c'est l'existence même d'Israël qui est illégitime et que s'il avait été créé ailleurs ou autrement, ou s'il n'était jamais en guerre, bref, si c'était une sorte de pays idéal et parfait ne gênant personne et n'engageant jamais aucun conflit, ça ne changerait rien et qu'il serait quand même illégitime, cela, oui, ça me paraît être un propos antisémite. Les Juifs sont un peuple, quoi qu'on y fasse. (ET une communauté religieuse. C'est très complexe.) Et comme tout peuple, ils ont droit à l'autodétermination et à la souveraineté sur leur propre destin, dans les frontières d'un pays qui soit le leur. Leur refuser ce droit, c'est leur refuser les droits fondamentaux qu'ont les autres peuples (c'est l'injustice faite aux Palestiniens et aux Kurdes, par exemple) : au nom de quoi ?... d'une différence de nature, consubstantielle, entre les Juifs et les autres peuples ? Je ne connais pas d'autre nom pour cela que "antisémitisme".

Junko : pour la mère juive, je répondais sur ce sujet à Eph'K, juste au-dessus. Oui, ça m'intéresserait énormément de connaître les références de ce livre !... Il m'a l'air à la fois drôle et ambitieux (le fait d'aborder un sujet aussi sérieux), j'aime bien ça. A propos des clichés véhiculés par des personnes non antisémites, et qui sont probablement de très bonne foi, on les retrouve à propos de tout le monde : tu sais que beaucoup de gens "non racistes" pensent que les Arabes ont plus tendance que d'autres à se montrer irrespectueux des personnes et des principes... Rien ne fonde cette idée, si ce n'est une attention particulière portée aux manques de respect venant des Arabes. En fait, il me semble qu'il existe un fond commun, une espèce de corpus populaire de clichés plus ou moins graves, que nous activons, réactivons et diffusons sans même, souvent, nous en rendre compte. L'idée, c'est alors de lutter contre ces clichés, de les démonter un à un, sans agressivité, avec juste un souci intellectuel et raisonnable... jusqu'à ce que ton papa et tous les autres finissent par se dire "Mais oui, tiens, c'est vrai ça, finalement ça ne veut rien dire" ! ;-)

Krazy Kitty : ... et Pascal Obispo, hein ?... Tu y penses à Pascal Obispo ? Est-ce qu'il est juif, lui, hmmmm ? Ha ! C'est un vrai sujet, ça, hein !

Mlle K. : merci pour ces quelques exemples de clichés qui nous rappellent que peu de choses sont aussi universelles que la méconnaissance et les a priori !... A propos de l'humour juif, je pense qu'il y a deux choses à dire pour expliquer sa particularité. La première, c'est qu'encore une fois l'histoire du peuple juif est assez tourmentée pour que l'on réagisse "à chaud", et souvent par le rire plutôt que par la plainte. Il y a donc une espèce de soupape de sécurité à rire de soi-même et des autres membres de la communauté quand on est dans une situation précaire. Deuxième chose : je crois que les Juifs sont conscients des clichés qui circulent sur eux - ils sont bien placés pour cela, on les leur envoie assez souvent à la figure. Donc ils les reprennent et les tournent en dérision. La définition de l'humour, c'est de savoir rire de soi, ce qui est souvent beaucoup moins facile que de rire d'un autre.
Par exemple, quand on dit que les Juifs sont communautaristes et ambitieux. Connais-tu cette blague ?...

C'est un Juif qui lors d'un naufrage, a échoué sur une île déserte. Une sorte de Robinson Crusoë, donc. Il est absolument seul pendant dix ans et au bout de ces dix ans, un navire passe, l'aperçoit sur le rivage et s'approche de lui pour le recueillir. Il fait visiter son île aux marins qui sont impressionnés par sa petite organisation : "Là, c'est ma maison... Là, l'enclos pour mes chèvres... Ici mon radeau pour la pêche... - Et là (demande un marin), ces deux bâtiments identiques sur la plage, qu'est-ce que c'est ? - Ce sont des synagogues. - Quoi ? (Les marins sont pris de fou rire.) Deux synagogues identiques pour toi tout seul ?... - Bien sûr ! (répond le naufragé.) Parce que celle-ci, c'est la synagogue que je fréquente... et l'autre, c'est celle où je ne mettrai jamais les pieds, JAMAIS, tu m'entends !"

Louis bis : ah oui, très fort, hin hin. Manquerait plus qu'il soit "fils de" (de qui, je me le demande mais à la limite, ça n'est pas mon problème).

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dimanche 22 octobre 2006

Quelques pénibles clichés

Les clichés ont la peau dure. Vous le savez comme moi, le propre du cliché, c'est que tous les arguments que vous opposerez pour lui montrer qu'elle a tort à la personne qui le véhicule viendront au contraire la conforter dans l'idée que vous êtes, vous, butée et aveuglée, et que donc son cliché est fondé.

Par conséquent, la plupart des batailles contre les clichés sont perdues d'avance. La preuve par l'exemple avec les clichés auxquels j'ai le plus souvent à répondre - cela n'étonnera personne : ils concernent les Juifs.

1. Tu es juive, donc tu soutiens Israël.

Marrant comme les gens qui te disent ça ont du mal à concevoir que tu puisses soutenir certains aspects de la politique d'Israël et en condamner d'autres. Si tu exprimes ton soutien à Israël sur un point, un seul, tu es étiquetée pro-israélienne extrémiste sioniste diabolique colonisatrice occupante sanguinaire à vie. Bon, j'exagère un peu, hein. Mais guère.
Cet été, il m'a fallu expliquer à certaines personnes que je trouvais à la fois qu'Israël avait légitimement le droit de se défendre, et que cette auto-défense était disproportionnée. Eh bien croyez-moi ou non, la plupart des gens sont extrêmement surpris qu'une Juive puisse établir une telle distinction. En général, leur tranquillité d'esprit revient en demandant :
"Oui, mais à la base... tu es quand même d'accord avec le fait qu'ils lancent une offensive ?
- Oui, mais pas comme ça. Et pas forcément une offensive militaire, d'ailleurs.
- Ok. Mais tu es quand même d'accord avec le fait qu'ils lancent une offensive.
- Oui, dans l'absolu, parce qu'on leur a quand même enlevé deux soldats, bon. Mais pas cette offensive, tu vois.
- Et du coup tu es quand même d'accord avec le fait qu'ils...
- Ok, ok, OUI, d'accord, si tu veux."
Arrière-pensée de cette ultime réponse : tu vas me foutre la paix, maintenant, oui ? Arrière-pensée de l'interlocuteur : donc c'est bien ce que je pensais, elle soutient Israël.
En même temps, je vois mal ce qu'on attend de moi : que je ne soutienne jamais, au grand jamais, Israël, et que je souhaite le voir disparaître ?... Nnnnnnon, ça va aller, merci ; les Juifs ont attendu assez longtemps d'avoir un Etat à eux, je suis d'avis que désormais, on le leur laisse.

2. Les Juifs sont massivement présents dans les domaines de l'information et des médias (variantes : de la finance, du pouvoir, etc, etc).

Tout le monde sait cela !... D'ailleurs, quand on passe un entretien d'embauche dans les domaines de l'information et des médias, on vous demande en premier lieu si vous êtes juif. Seule une réponse positive à cette question peut vous permettre d'aller plus loin. En fait, non, pour être encore plus précise, les Juifs ne passent AUCUN entretien d'embauche dans ces domaines ; comme les gens en place y sont déjà massivement juifs, il suffit de passer un coup de fil au meilleur ami de papa ou de discuter avec lui gentiment à la synagogue le vendredi soir pour que les choses se fassent. Comme ça, en claquant des doigts. Et hop.
Sérieusement, moi je trouve que les footballeurs avec l'accent du Midi sont massivement présents à la télévision. Pas vous ?...
A moins que, comme pour les Juifs dans les médias, ce n'est pas parce qu'ils sont plus nombreux que ça nous frappe, mais parce qu'on y fait plus attention. Qu'on les voit plus, en quelque sorte. Ou qu'on les regarde plus.
Parce que j'attends toujours l'enquête tonitruante ou l'ouvrage scientifique qui me donneront les chiffres exacts de cette présence massive de Juifs dans les médias. Je refuse de croire qu'une opinion aussi répandue ne soit pas fondée sur quelque recherche sociologique sérieuse, voyez-vous.
Au fait : savez-vous qu'il existe sur le Net des listes de chanteurs juifs, de journalistes juifs, de financiers juifs, etc, etc ?... Ouaaaais, moi aussi ça me fait bizarre, ouais.

3. Les Juifs sont communautaristes.

Oui, ça aussi, c'est très très vrai !... Les Juifs ne parlent qu'entre eux, ne sortent qu'entre eux, ne se marient qu'entre eux et bien entendu, cf. point précédent, ne s'embauchent qu'entre eux. En fait, les Juifs méprisent les non-Juifs ; ils pensent que ceux-ci sont porteurs de maladies mortelles ou de défauts congénitaux et préfèrent ne pas les fréquenter, encore moins s'accoupler avec eux - quant à leur faire confiance sur le plan professionnel, n'en parlons pas.
Bon, très honnêtement... vous y croyez, vous ? Dites-le franchement, ce n'est pas un drame, peut-être que vous le croyez parce que vous n'avez jamais eu l'occasion de (vous) poser la question, point barre.
Parmi les Juifs, comme dans toutes les communautés, qu'elles soient intellectuelles, économiques, religieuses ou ethniques, il y a une propension dans certains milieux - et je dis bien certains milieux, merci messieurs-dames de ne pas considérer que les "Juifs de France" (quelle horrible expression) sont une entité monolithique et homogène - genre en France il y a même des Juifs pauvres - oui oui, PAUVRES - non mais incroyable hein - à rester un peu renfermés sur la communauté, en effet. Pas que l'on ne travaille qu'avec des Juifs, non, cela, c'est tout de même de plus en plus rare ; mais par exemple, quand une jeune personne arrive en âge de se marier, l'élu(e) est juif(ve), la plupart du temps.
Il y a des Juifs qui ont du mal à s'imaginer fondant une famille avec quelqu'un de non-Juif, de même que certains cinéphiles ont un peu de mal à se voir avec quelqu'un qui haïrait le cinéma, allez savoir pourquoi. Et puis il y a tous ceux qui le font gaiement et contractent donc ce que l'on appelle un mariage mixte.
Personnellement, je ne qualifierais pas de communautariste cette façon de faire. Le communautarisme, c'est plutôt, me semble-t-il, mais dites-moi si je me trompe, le fait de penser a priori du bien de quelqu'un et de le favoriser ou de le défendre au seul motif qu'il appartient à la même communauté, qu'elle soit intellectuelle, économique, etc, que vous. Cela, oui, ça existe parmi les Juifs - et ne me paraît tout de même pas être un comportement majoritaire. Mais ça existe aussi dans toutes les communautés, qu'elles soient intellectuelles, etc. Ce que j'aimerais bien savoir, c'est sur quelle base repose l'idée que ça existe davantage chez les Juifs que chez les autres. Ca, j'avoue, je ne vois pas.

Ok, people, si vous n'y voyez pas d'inconvénients, on va s'arrêter là pour le moment, je n'ai pas QUE ça à faire non plus.

Cela dit, je pourrais piquer à Miss Blablabla un concept récemment mis en oeuvre sur son blog (je vous le conseille, d'ailleurs) et lancer ici une vaste opération tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Juifs sans jamais oser le demander. Allez, lâchez-vous, mes huit* lecteurs ! Je promets que toutes les questions seront acceptées et répondues, même les plus cliché, même les plus tendancieuses. Si donc vous croyez que les Juifs fabriquent du pain avec le sang des enfants palestiniens, ou quoi que ce soit de moins gore, c'est l'occasion ou jamais de vous en assurer ! Smile !...

* Hi hi je déconne. En fait vous êtes trois.

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vendredi 20 octobre 2006

BA (?)

Je suis un peu comme tout le monde (puisque je vous le dis) ; j'ai, dans mon armoire, quantité de vêtements qui sont encore en bon état parce que je suis quelqu'un de soigneux, mais que je ne porte pas parce qu'ils ne sont plus à la mode, ne me plaisent plus (voire ne m'ont jamais tellement plu) ou ne correspondent tout simplement plus à la façon dont je m'habille (tout ce qui relève par exemple du look "éternelle étudiante" dont je suis un peu revenue. Finalement).

Parfois, comme j'éprouve quelque scrupule à ne pas donner une seconde chance à ces laissés-pour-compte, je les porte quand même. C'est alors encore pire : je me sens laide, moche et paysanne. Surtout si je croise l'une de ces filles, vous savez ? de celles qui sont impeccables du sommet de la tête à la pointe des pieds en ayant juste l'air d'avoir enfilé ce qui leur tombait sous la main. Là, je me le dis tout net (et en silence, je ne peux me permettre d'étaler au grand jour mes petits colloques personnels) : "Ok, ma fille, tu as définitivement l'air d'un sac."

Donc, il faut faire quelque chose. Et le faire vite. Ces vêtements ont droit à une vie digne de ce nom et j'ai droit à une silhouette digne de ce nom. La situation peut paraître explosive et sans issue, mais je suis convaincue du contraire et je veux oeuvrer pour la paix.

Je me suis donc trouvé un médiateur : l'Armée du Salut. J'ai supposé - un peu vite, peut-être, mais enfin je l'ai supposé - que l'Armée du Salut ramassait les vieux vêtements et qu'un gros sac bourré à craquer de pièces propres, en excellent état et pour certaines de très bonne qualité, l'intéresserait.

Je dois avouer qu'il y a une certaine culpabilité à se dire : "Je considère que des vêtements qui ne sont plus assez bien pour moi (et pas pour des questions de taille, hein) seront encore assez bien pour d'autres." Comme si ces autres avaient un niveau d'exigence inférieur au mien au simple motif qu'ils ne peuvent se permettre financièrement d'avoir le même. Ce n'est pas à proprement parler une idée confortable et j'en viens à me demander si ce principe, donner ses vêtements au lieu de les jeter parce qu'ils "peuvent encore servir", n'est pas davantage une façon de me tranquilliser qu'une véritable bonne action.

En même temps, bonne action, ne rêvons pas. Je n'ai jamais été très branchée humanitaire. Je sais donner en fonction de mes moyens mais je ne peux pas dire que je me sente hyper-concernée par la pauvreté en France. Je passe trop de temps à me demander comment je vais assurer mon propre avenir - mon CDD prend fin en août prochain - argggghhh - pour en avoir à consacrer à l'avenir des autres. C'est probablement un tort, et j'y viendrai peut-être un jour.

Mais pour l'heure, savez-vous quelle fut ma première pensée qand j'eus fini de remplir mon gros sac et que quelques piles de mon armoire s'en trouvèrent sérieusement allégées ?...

Chouette, je vais devoir pouvoir aller faire du shopping.

Foutue société de consommation, va. J'ai honte.


Pour rester dans le ton, l'une de mes chansons favorites - et fort injustement méconnue - d'une icône de la société de consommation. Monte un peu le son, c'est... différent.

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mercredi 18 octobre 2006

Choses pour blog

Je vous ai déjà parlé de Blogthings (c'était , souvenez-vous). Depuis, je me suis fait une petite séance d'intospection virtuelle à base de tests débiles (et en anglais, ce qui est très bon pour les neurones) et dans mon immense sagesse, j'ai décidé de vous en faire part. Si ça ne vous intéresse pas, sachez que vous ne m'intéressez pas non plus.

Grâce à Blogthings, j'ai donc appris que

j'ai changé à 64% en l'espace de dix ans

You've Changed 64% in 10 Years
Compared to who you were ten years ago, you've changed a great deal.
In fact, you're probably in a completely different phase of your life - and very happy about it!

How Much Have You Changed in 10 Years?

mon nom brésilien sexy est Inara Cabral

Your Sexy Brazilian Name is:
Inara Cabral

What's Your Sexy Brazilian Name?

ma relation amoureuse idéale est le mariage (ça, je le savais déjà)

Your Ideal Relationship is Marriage
You've dated enough to know what you want.
And that's marriage - with the right person.
You're serious about settling down some time soon.
Even if you haven't met the person you want to get hitched to!

What's Your Ideal Relationship?

je suis une embrasseuse romantique (comment vous traduiriez "kisser", vous ?)

You're a Romantic Kisser
For you, kissing is all about feeling the romance
You love to kiss under the stars or by the sea
The perfect kiss involves the perfect mood
It's pretty common for kisses to sweep you off your feet

What Kind of Kisser Are You?

c'est Andy Warhol qui devrait faire mon portrait (ça risque d'être assez compliqué, je crois qu'il est très pris)

Who Should Paint You: Andy Warhol
You've got an interested edge that would be reflected in any portrait
You don't need any fancy paint techniques to stand out from the crowd!

What Artist Should Paint Your Portrait?

je devrais écrire des films

You Should Be a Film Writer
You don't just create compelling stories, you see them as clearly as a movie in your mind.
You have a knack for details and dialogue. You can really make a character come to life.
Chances are, you enjoy creating all types of stories. The joy is in the storytelling.
And nothing would please you more than millions of people seeing your story on the big screen!

What Type of Writer Should You Be?

je suis Los Angeles (moi je voulais New York) (preuve que je n'ai pas triché)

You Are Los Angeles
Young and fun, you always know where the best parties are.
And while you tend to keep things carefree and casual...
You certainly can glam it up when you need to.

Famous people from Los Angeles: Tyra Banks, Jake Gyllenhall, Freddie Prinze Jr.

What American City Are You?

ma propension à la monogamie est médiocre (entre autres)

Your Five Variable Love Profile
Propensity for Monogamy:

Your propensity for monogamy is medium.
In general, you prefer to have only one love interest.
But it's hard for you to stay devoted for too long!
There's too much eye candy to keep you from wandering.

Experience Level:

Your experience level is high.
You've loved, lost, and loved again.
You have had a wide range of love experiences.
And when the real thing comes along, you know it!

Dominance:

Your dominance is medium.
You tend to be the one with more power.
You aren't a total control freak in relationships..
But of course you don't mind getting you way!

Cynicism:

Your cynicism is low.
You are an eternal optimist when it comes to love and romance.
No matter how many times you've been hurt - you're never bitter.
You believe in one true love, your perfect soulmate.
And if you haven't found true love yet, you know you will soon.

Independence:

Your independence is medium.
In relationships, you need both "me time" and "we time."
You usually find it easy to be part of a couple.
But occasionally you start to feel a little smothered.

The Five Variable Love Test

ma façon d'apprendre est innovante et indépendante

Your Learning Style: Innovative and Independent
You are determined and driven. Confident in your abilities, no field is too difficult for you.

You Should Study:

Astronomy
Biology
Chemistry
Design
Engineering
Philosophy
Physics
Political Science

What Should You Study?

mon profil politique est le suivant (faites-moi plaisir, renseignez-vous sur la signification du terme "liberal" en anglais, auparavant)

Your Political Profile:
Overall: 25% Conservative, 75% Liberal
Social Issues: 25% Conservative, 75% Liberal
Personal Responsibility: 25% Conservative, 75% Liberal
Fiscal Issues: 0% Conservative, 100% Liberal
Ethics: 25% Conservative, 75% Liberal
Defense and Crime: 50% Conservative, 50% Liberal

How Liberal Or Conservative Are You?

ma nuance de rouge est le rouge pomme

You Are Apple Red
You're never one to take life too seriously, and because of it, you're a ton of fun.
And although you have a great sense of humor, you are never superficial.
Deep and caring, you do like to get to the core of people - to understand them well.
However, any probing you do is light hearted and fun, sometimes causing people to misjudge you.

What Color Red Are You?

mon score de pureté en matière d'embrassage était de 29%

Your Kissing Purity Score: 29% Pure
You're not one to kiss and tell...

But word is, you kiss pretty well.

Kissing Purity Test

Avouez qu'il eût été dommage de s'en passer.

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mardi 17 octobre 2006

Parce que je t'aaaaaaaime

Entendu dans la bouche de Rosine Bachelot, ce soir, sur France Inter, lors de la rediffusion d'une interview qui a dû passer à la télévision il y a quelques jours :

"Je lui dis, Jacques*, parce que je t'aime, il n'est pas bon pour toi d'être candidat à un troisième mandat. C'est une question d'affection."

* Saurez-vous deviner de qui elle parle ?

NB. Etre citée par Vinvin ne serait-ce qu'une fois, c'est radical pour les statistiques. Jugez plutôt en voyant mes chiffres de la semaine :

mercredi 11 octobre : X visiteurs
jeudi 12 octobre : X+3 visiteurs
vendredi 13 octobre : X-1 visiteurs
samedi 14 octobre : X-6 visiteurs
dimanche 15 octobre : X+9 visiteurs
lundi 16 octobre : X² x50 visiteurs

Vinvin, si tu m'entends.

(Vous ne croyiez pas que j'allais vous donner les vrais chiffres, quand même ?)

**********

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En ce moment, je suis à fond dedans.

Posté par Menille à 19:25 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

dimanche 15 octobre 2006

Un score qu'on n'avait pas vu depuis vingt ans

Je ne sais pas si vous connaissez Michel Daerden qui, d'après ce que je crois comprendre, est membre du PS belge et assez satisfait de son score aux élections de dimanche dernier. Merci à Jessy sans qui je n'aurais jamais vu cette vidéo inénarrable.

Et comme, en ce moment, j'aime bien vous faire découvrir des trucs et partager des machins, il FAUT que vous alliez lire, écouter et regarder cette note de Chronolog. (Avec un paquet de Kleenex à portée de main.)

PS. Au fait, dites-moi, et surtout ne me cachez rien, ayez l'audace d'être francs : on ne peut pas se faire un joli blog sous DotClear si l'on ne possède pas un logiciel tel que Photoshop. J'ai juste, hein ?

Posté par Menille à 13:02 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

jeudi 12 octobre 2006

Blonde on blonde

"Chéri, j'ai envie de devenir blonde.
- Ah ça y est, ça te reprend ?
- Ben oui, tu sais bien, j'ai des phases.
- ...
- Bon, dis-moi.
- ...
- Dis-moi ce que tu en penses.
- Je pense que tu devrais commencer par lire moins de livres, ça sera plus simple.
- Pfff ! (Moue méprisante.)
- Oh, ça va, on peut rigoler, quand même !...
- Mais tu sais très bien ce que je pense des blagues sur les blondes. Pour moi, c'est du niveau des blagues racistes.
- Okay, okay, c'est bon.
- Bon, maintenant sérieusement, dis-moi ce que tu en penses.
- Ecoute, maintenant sérieusement, je pense que tu n'as pas besoin de ça.
- Comment ça, pas besoin ? Tu veux dire que je suis déjà assez belle comme ça ? (Je roucoule.)
- Oui.
- Ooooooh, bichooooouuuu... (J'exulte.)
- Je veux dire que tu te fais déjà assez draguer comme ça par des types minables et que ça me fait stresser. Si tu étais blonde, j'aurais peur que tu sois embêtée tout le temps."

Okay. Là, je pense à mon amie Lina, la reine de la (fausse) blondeur éclatante, qui a carrément arrêté de prendre les transports en commun et ne circule qu'en voiture depuis qu'elle ne peut plus monter tranquille dans le métro. (Au prix où sont l'essence et les parkings, il fallait vraiment qu'elle n'en puisse plus, je pense.)

La (fausse) blondeur éclatante est donc dangereuse, c'est un fait. Mais si l'on veut bien pousser un peu plus loin l'analyse, il faut savoir que Lina a aussi le visage d'ange, les grands yeux bleus, la voix douce et cet indéfinissable supplément de charme, de grâce et de féminité que je n'aurai jamais. C'est bien simple : à ses côtés, j'ai l'air tantôt d'un garçon,tantôt d'une paysanne. Donc, il y a peu de risques que je devienne du jour au lendemain un sex-symbol harcelé par des inconnus au simple motif que ma couleur de cheveux a changé.

Conclusion : la prochaine fois que j'y vais, j'en parle à mon coiffeur.

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Photo : une petite blonde. Vient de .

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mardi 10 octobre 2006

Comment passer une mauvaise journée, en 8 instructions essentielles

1. avoir mal dormi. Porte directement au moral, met dans un état de fatigue physique et de lassitude complète dès le matin. Anéantit également toute envie de se battre, de se montrer énergique, de vaincre les obstacles qui ne manqueront pas de se présenter, etc.

2. avoir déjà une mauvaise journée derrière soi. Permet de continuer sur la lancée looseuse de cette dernière, surtout que le fait d'avoir mal dormi (voir instruction n° 1) ne fournit pas la coupure nécessaire à la régénération des cellules et à l'annulation de la loose de la veille.

3. être en début de semaine, idéalement un mardi : permet d'avoir déjà vécu un lundi pourri (voir instruction n° 2) et d'avoir encore devant soi plusieurs journées décourageantes au lieu de se reposer sur la pensée réconfortante de l'approche du week-end. Le vendredi et même le jeudi sont donc à bannir catégoriquement.

4. peu voir son/sa compagnon/compagne. Rend triste et vaguement cafardeux. Permet également de se demander pourquoi on profite si peu l'un de l'autre depuis que l'on vit ensemble alors qu'on se voyait tout le temps quand on était encore entre deux appartements (pensée particulièrement efficace pour se ménager une très mauvaise journée).

5. être en retard dans son travail et aussi, éventuellement, en retard au travail. Ajoute un découragement intéressant à celui déjà généré par la mauvaise nuit, la première mauvaise journée et la perspective d'une dure semaine (voir instructions n° 1, 2 et 3).

6. être victime d'une grève des transports en commun (idéal pour bien accomplir la seconde partie de l'instruction n° 5, avec en bonus un supplément non négligeable de rancoeur et de sentiment d'impuissance). (En cas d'absence de grève ce jour-là, ce qui, avouez-le, serait vraiment jouer de malchance, suivre scrupuleusement l'instruction n° 1 devrait permettre de doubler le temps de préparation matinale et d'arriver aux mêmes effets.)

7. recevoir quelques mails exigeants vous demandant de consacrer plus de temps que vous n'en avez à une activité extra-scolaire/professionnelle à laquelle vous donnez déjà beaucoup. (La nature de cette activité est au choix de l'intéressé.) Permet de passer de longues minutes à répondre à ces mails (idéal pour bien accomplir la première partie de l'instruction n° 5) en défendant ses prérogatives, notamment son droit à avoir quelques loisirs dans la semaine (crée un fort sentiment d'agression et d'insécurité, idéal pour broyer du noir et devenir paranoïaque), tout en sachant que ces arguments ne seront pas entendus (renforce le sentiment d'impuissance et la rancoeur déjà évoqués dans l'instruction n° 6).

8. avant de traverser une rue sur la zone a priori sécurisée d'un passage piéton, s'assurer qu'une voiture approche excessivement vite et n'envisage manifestement pas de réduire son allure. Permet au/à la conducteur/trice de ce véhicule de klaxonner intempestivement comme s'il/elle ne savait pas ce que c'était qu'un passage piéton. Lui donne aussi l'occasion d'insulter en ces termes par la portière le piéton imprudent qui s'est cru en droit de respecter, lui, le code de la route : "Grosse pute" (sauf exceptions, cette insulte ne concerne que les femmes. Si vous êtes un homme, faire confiance aux connaissances et à l'imagination débordante de l'automobiliste pour trouver une expression plus adéquate).

**********

Ce protocole est rigoureusement infaillible. Si, après avoir suivi toutes ces instructions, vous ne passez pas une mauvaise journée, c'est que vous avez négligé une étape ou sous-estimé son importance. Nous vous recommandons de retenter l'expérience avec davantage de soin, jusqu'à la réussir complètement.

NB. Chez certains sujets sensibles, il pourra suffire de suivre quelques-unes de nos instructions (par exemple trois, quatre ou cinq d'entre elles) pour passer une mauvaise journée. Nous attirons toutefois votre attention sur le fait que multiplier les instructions permet d'augmenter d'autant les chances de réussite de l'expérience et vous encourageons à vous y mettre dès maintenant.

9. (instruction subsidiaire, non essentielle mais tout à fait efficace en cas d'oubli d'une des sept autres) perdre le contenu de votre post du jour au moment de le publier sur votre blog. Pour la bonne réussite de cette instruction, prévoir d'avoir passé beaucoup de temps à rédiger et peaufiner ce post : augmente d'autant la rage et la colère.

cassette
Thank you Sskizo once more.

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lundi 9 octobre 2006

Pragmatique, ter

Puisque vous vous posez la question - et je sais que vous vous la posez - des suites de cet épisode, je tiens à vous signaler qu'en ce moment, Fiancé fait de réels progrès.

Ce matin, en effet, j'ai trouvé un rouleau de papier hygiénique vide non pas sur la tablette de la chasse d'eau comme naguère, mais par terre, à quelques centimètres à peine de la poubelle (sa destination ultime, faut-il le rappeler, que je suis pour l'instant la seule des deux à atteindre).

Nous sommes sur la bonne voie. Encore un coup ou deux, et je pense qu'il arrivera à le mettre dedans. Ce jour-là, j'aurai le sentiment d'avoir accompli quelque chose de vraiment utile dans ma vie.

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Un peu de poésie dans un monde de... chiottes. Photo : Vladu

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samedi 7 octobre 2006

Pertinent, pour une fois

Aujourd'hui, un choix de mots-clés qui a pour principe général - que dis-je, pour principe ! Pour raison d'être, pour étendard, l'assertion suivante :

OUI, ami googelien, tu es bien tombé, tu as bien choisi, c'est ICI que tu devais arriver et je le prouve !...

des articles sur : les hommes tous des obsédés
(justement, c'est ma spécialité)

jalousie rétrospective
(à qui le dis-tu)

J AIME MON GENDRE PHOTO SEXY
(en effet, je fais aussi dans l'adultère et dans l'inceste)

PEOPLE RINGARDS
(alors là, à la pelle, ma petite dame !)

asana
(donc là, on va parler sérieusement deux minutes. Une asana, c'est une posture de yoga. Autant vous dire que le mec qui cherchait ça est tombé sur LE blog qu'il lui fallait)

analyser rêves coupe champagne
(la méthode est simple : au-delà de cinq coupes, ce n'est pas un rêve, même si ça en a l'air - alors attention à ce que tu fais)

masochiste boire litres d'eau estomac
(ah ! quand je vous disais que c'était mauvais, la potomanie !...)

c'est vous qui l'avez commencé
(celui-là, seuls l'internaute et moi-même pouvons le comprendre)

Alors, satisfaits de vos recherches fructueuses ?

PS. Je voulais vous dire : dorénavant, les mots-clés, ce sera une fois par mois, pas plus. Parce que sinon, j'ai peur qu'on me prenne pour une glandeuse. C'est vrai, quoi, ça sent tellement son remplissage !

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Photo : City Dweller Poetry

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jeudi 5 octobre 2006

Merci, Laurent Ruquier. Et merci Vinvin

Grâce à Ruquier, j'apprends que le film Frère des Ours II est en tête des ventes de DVD en ce moment. Frère des Ours II, la suite de Frère des Ours, a été lancé par les studios Walt Disney uniquement pour le marché DVD. Et donc, il cartonne.

C'est important de se tenir au courant des grands phénomènes culturels, comme ça. Moi c'est fait. Grâce à Laurent.

Et - rien à voir - cette vidéo, même si je sais que tout le monde l'a vue environ 653987 fois au cours du dernier mois (mais je ne m'en lasse pas), c'est mon petit cadeau pour la route :


Le fractionné avec Loic Siffredi !
envoyé par Vinvin

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mercredi 4 octobre 2006

Marly-Gomont

Trouvé chez Sskizo : le petit clip d'un môme de téci Picardie, Kamini. On en parle même sur France Inter, dis donc, le sponsor officiel de Vincent Delerm !...

Ne me dites pas que ça ne déchire pas, ça, quand même. (Faut bien tout regarder et après, vous pourrez me dire qui est votre figurant préféré, moi c'est le petit en combi verte à la fin. Il danse bien.)

[EDIT] Ok, donc je viens de m'apercevoir, après avoir lu entre autres ce post qui commence à dater un peu, que je suis complètement à la traîne. Ceux d'entre vous qui découvrent Kamini grâce à moi le sont donc aussi, et toc !... M'en fous, je vais prochainement ouvrir un magasin de terreau bio avec Krazy Kitty et je vous emm***. [/EDIT]

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mardi 3 octobre 2006

Bravo Nono, bis

Ah oui, et vous connaissez la suite ?... Nicolas Sarkozy se dit désolé que Lionel Jospin ne participe pas à la course à l'Elysée. Il considère que cet homme d'expérience, pour qui il dit avoir beaucoup d'estime même s'il ne partage pas etc etc, va réellement "manquer au débat".

Tu m'étonnes.

Il va surtout manquer à Nicolas, qui ne perd pas de vue une chose précise : Ségolène et lui sont à peu près au coude à coude dans les sondages et Nono était l'un des seuls - peut-être le seul - à pouvoir mettre de vrais bâtons dans les roues de madame Royal.

Qu'il se rassure cependant : ce serait mal connaître notre Nono que de croire qu'il va rester complètement absent du débat. Plus j'y pense et plus je me dis que Monsieur Sagesse du PS va donner son avis sans qu'on le lui demande (selon son habitude) et ainsi, on ne peut pas dire qu'on n'a pas été prévenus, il va effectivement soutenir quelqu'un d'autre que Ségolène jusqu'à l'investiture socialiste et, une fois investie, ne la soutenir elle - s'il la soutient - que du bout des lèvres, la mâchoire serrée (là encore, on connaît bien), non sans lâcher de temps à autre, éventuellement, une petite pique.

En soi, c'est son droit et ce n'est pas gravissime. On peut même dire que Ségolène Royal n'est pas forcément la meilleure candidate socialiste à l'élection présidentielle ; mais pour l'instant, c'est bien elle qui, à gauche, a le plus de chances de l'emporter. Et là, je vous le demande, qu'est-ce qui importe le plus : ignorer la réalité des électeurs et de la popularité de la candidate pour maintenir son favori - que ce soit Fabius, Strauss-Kahn ou un autre - en affirmant qu'il est meilleur qu'elle, et ainsi prendre le risque de perdre les élections au nom de la fidélité à ses idées et à ses soutiens, ou mettre pour un temps cette fidélité dans sa poche et se regrouper derrière Ségolène si c'est elle que désignent les militants - et sans Jospin, il y a toutes les chances qu'ils le fassent - de manière à partir un peu solidement au combat pour faire gagner la gauche et, accessoirement, perdre Sarkozy ?

Chacun peut répondre à la question en son âme et conscience. Pour moi, je choisis la seconde possibilité. De toute évidence, mon candidat préféré est Strauss-Kahn, mais je crains qu'il n'ait pas la même popularité que Ségolène et pas forcément, d'ailleurs, le charisme d'un chef d'Etat. D'un chef de gouvernement, si. Et qui sait, leur collaboration pourrait très bien se passer. En d'autres termes, je crois que pour avoir une chance de voir le PS en général et DSK en particulier au pouvoir, il faut que ce soit Royal qui passe.

Tout cela était une parenthèse, bien sûr. L'objet essentiel de cette note était de vous rapporter les bonnes paroles de Nico sur le retrait de Nono. Ce qu'ils sont mignons à cet âge. Bon, allez, c'est pas tout ça mais l'heure approche où il faut quitter le bac à sable, les enfants.

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jeudi 28 septembre 2006

Bravo Nono

Je ne sais pas si ce sont les règles ou le yoga, mais ce matin, je me suis profondément rendormie après la sonnerie de mon réveil et ça m'a flanqué d'entrée de jeu une demi-heure de retard dans les dents. Or une demi-heure, c'est assez chaud à rattraper, comme retard. Pendant quelques instants, j'ai même cru que je n'y arriverais pas.

C'était compter sans LA nouvelle du jour, ou plutôt la nouvelle de la nuit puisqu'il paraît que c'est pendant la nuit qu'elle est tombée, permettant ainsi à Libé de changer sa couverture in extremis - ce qui lui donne une chance inespérée de coller un peu à l'actualité et qui sait, peut-être que ça sauvera sa situation financière. Ou pas.

La nouvelle, vous la connaissez, elle a laissé les Français ébahis au réveil (et d'autant plus ébahis que le réveil, c'était mon cas, était plus tardif) :

Lionel Jospin a décidé de se retirer de la course à l'investiture pour la candidature socialiste aux élections présidentielles de 2007.

Dit comme ça, ça fait coup de tonnerre.
Ca le fait nettement moins si l'on se souvient qu'il y a quatre ans et demi, en d'autres circonstances, Nono a déjà dit quelque chose de semblable. (Oui, je l'appelle tendrement "Nono" depuis l'époque où il représentait les espoirs socialistes et, on l'oublie trop souvent, la victoire socialiste. Il a quand même été premier ministre pendant cinq ans, Nono. Sous la Ve République, c'est une belle longévité.)

A l'époque, le premier tour de la présidentielle venait d'avoir lieu et voir la tête de Le Pen s'afficher sur l'écran du journal télévisé en lieu et place de celle, logiquement attendue, de Nono, n'a pu satisfaire que deux catégories de personnes : 1. les partisans de Le Pen, 2. les éternels révolutionnaires mécontents qui estimaient qu'au moins, ça allait créer un électrochoc profitable dans le douillet petit monde politique si sûr de lui et que c'était un beau coup de pied au cul de tous ces néolibéraux mous du genoux que sont en fait les responsables du PS, etc, etc.
L'électrochoc fut en effet considérable : Chirac en tête pour cinq ans de plus, accompagné successivement de deux premiers ministres pour le moins décevants, eux aussi désavoués par les Français - le non au référendum européen de mai 2005 et les manifestations anti-CPE du printemps 2006, pour ne citer qu'eux -, pendant que Sarkozy fait son petit bonhomme de chemin (sans mauvais jeu de mots, monsieur le ministre) et risque bien de nous faire le coup de la pochette surprise (ou pas si surprise que cela) dans un petit peu plus de six mois.

D'aucuns diront que ce résumé est pour le moins succinct et lapidaire, et c'est vrai ; mais je ne suis pas chroniqueuse politique et je tiens juste à rappeler que la dernière fois que Nono s'est retiré de la course, il a laissé derrière lui un PS exangue, désorganisé, sans figure assez charismatique pour reprendre le flambeau et réaliser le rassemblement immédiatement. D'ailleurs, le nombre des candidatures socialistes à l'investiture - on en connaîtra le chiffre exact dans quelques jours, mais tout laisse supposer qu'il sera plutôt élevé pour un seul et même parti - est probablement une autre conséquence de cette retraite en coup de canon.

Alors quoi, est-ce que je regrette qu'il fasse machine arrière cette fois-ci ? Est-ce que je pense qu'il était le seul espoir de victoire du PS, devant Ségolène Royal, devant Fabius, devant Strauss-Kahn et tous les autres ?

Non, pas du tout. J'aurais plutôt tendance, sincèrement cette fois, à lui dire merci. Merci de ne pas rendre les choses encore plus compliquées qu'elles ne sont. Merci d'arrêter de jouer le jeu des anti-Ségolène du parti qui brandissent bien haut son absence de programme politique - comme s'ils en avaient un, eux - pour justifier une opposition radicale qui, à ma connaissance, n'a pas d'autre raison réelle que le fait qu'elle soit une femme ET qu'elle soit sérieusement en passe de l'emporter sur eux. Merci de retourner sur l'Ile de Ré, Nono, de t'occuper de ta maison et de te balader sur la plage ; nous nous sommes passés de toi pendant quatre ans, nous continuerons bien comme ça.

Oh, je sais, Nono n'a pas l'intention de la boucler complètement. Il préfère occuper le poste du vieux maître de sagesse, de la vieille autorité morale à laquelle on se réfère en s'inclinant. Pas sûr que tout le monde veuille lui laisser jouer ce rôle, mais bon. Le pire serait qu'il soutienne ouvertement quelqu'un avant l'investiture socialiste. Je veux dire, qu'il garde son temps de parole pour soutenir le ou la candidat(e) du PS quand il ou elle sera désigné(e), point. Un peu d'unité pour une fois, que diable.

En fait, je crois que Nono a peur d'y aller quand il sait qu'il ne peut pas gagner. 2002, vexé qu'on lui ait préféré le gros con, il va faire des pâtés de sables, na. 2006, craignant qu'on ne lui préfère la brindille au programme flou, il passe cette année au château fort en bord de mer, du genre que la première vague recouvre et érode et qui finit en monticule humide surmonté d'un pauvre coquillage.

Tant mieux, Nono. Je t'aimais bien quand on pouvait compter sur toi ; mais aujourd'hui, je pense que tu as raison, c'est toi qui ne peux plus compter sur personne. Et tu ne peux t'en prendre...

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mardi 26 septembre 2006

On veut toujours ce qu'on n'a pas

Ce que je voulais faire ce week-end et que j'ai fait : mener à bien toutes les tâches que l'on m'avait confiées contre mon gré. Ensuite, passer la main parce que je ne peux pas non plus continuer à ce rythme pendant des semaines. Fêter solennellement le début de l'année chez une amie, rien qu'entre filles. Y apporter ma recette de cheesecake fétiche. Nettoyer la cuisine et la salle de bains à fond. Dormir. Dormir. Dormir. Dormir. Dormir. Dormir...

Ce que je voulais faire et que je n'ai pas fait : nettoyer le séjour, le couloir et la chambre à fond (finalement, Fiancé et moi avons décidé de le faire le week-end prochain, c'est donc réglé). Changer la litière du chat (finalement, je l'ai fait hier, tout va donc très bien). Repasser (finalement, j'ai reporté à la prochaine fois). Me faire les ongles (finalement, j'ai reporté à je ne sais pas quand). Me faire une petite séance de yoga perso (m'en fous, mon cours a lieu mercredi, c'est très bientôt). Surfer sur le Net (impossible : maintenant, ma ligne est tout bonnement coupée, même le téléphone fixe ne fonctionne plus. Si vous saviez d'où je blogue...).

Ce que je n'avais pas prévu de faire et que j'ai fait quand même, parce que j'aime vivre dans le risque : dîner vendredi soir avec quatre garçons - un Américain, un homosexuel, un homme marié et un consultant impossible à faire taire - au lieu de rentrer manger chez moi tranquillement en discutant avec Fiancé (qui, lui, avait déjà dîné. Non, c'est important comme détail).
Bon, je ne dis pas qu'il l'a complètement bien pris, mais en même temps, il s'en fout un peu parce qu'il sait me faire confiance. Et j'avais un grand besoin de sortir et de faire tout à fait autre chose après la semaine et la journée épuisantes que je m'étais tapées.
Du reste, personne, ce soir-là, ne m'a draguée. Je crois (je ne comprends pas toutes les nuances de l'américain).

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jeudi 21 septembre 2006

Quelques instants de calme dans un monde d'exploiteurs

Psssst, les enfants, c'est hier soir qu'a eu lieu mon premier cours de yoga. Le premier de ma vie. Ca se fête. Il existe même une bénédiction spéciale pour les premières fois, c'est dire si ça compte.

J'en suis revenue complètement séduite et enthousiaste (ne reste plus qu'à signer un chèque de 240 euros, une bagatelle, pour officialiser mon inscription annuelle). Les quelques minutes de relaxation sur lesquelles se finit la séance sont un vrai bonheur : j'ai eu l'impression de m'enfoncer dans le sol et inutile de dire que le soir, je me suis endormie comme une masse.

D'ailleurs les effets sont remarquablement durables parce que ce matin, j'ai eu un mal de chien à ouvrir les yeux.

Il faut dire que j'avais un rendez-vous à huit heures et demie, et vous savez quoi ?... Ce n'est même pas héroïque, c'est juste faisable. Ca donne envie d'arriver au boulot tous les jours à cette heure-là. Et puis les rues sont très animées à huit heures et demie du matin, surtout quand on descend du tram devant une école primaire. Je me suis dit que c'était quelque chose que nous ne connaissions pas encore, ça, déposer les enfants à l'école tous les matins ; mais que le jour où ça commencerait, on en aurait pour des années.

Bonheur.

En ce moment, je suis un peu le PDG de ma vie. C'est assez important pour être signalé. Les projets s'accumulent, les responsabilités aussi, il y en a même qui me tombent dessus alors que je n'avais rien demandé et que, pour être tout à fait franche, j'estime que c'est à d'autres que moi de les prendre. Et puis bon. Je fais. Et je fais assez bien, parce que l'idée que ça pourrait être raté m'est plus insupportable que la charge de travail supplémentaire.

Sacrée bonne poire, quand même.

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Photo : Chema Madoz

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lundi 18 septembre 2006

Grognasse

Je faisais l’un des petits tests amusants de Blogthings, intitulé celui-là How much do you know about blogging ? et composé de huit questions.

Au lieu de dresser comme les autres un pseudo-portrait de celui qui le fait, ce test lui dit seulement s’il est geek ou pas. Il se trouve que j’obtins la réponse : « Do you even know what a blog is ? » Euh, oui, quand même, j’en tiens depuis presque deux ans. (Par intermittences, certes, mais je ne vois pas ce que ça change à la chose.) Et pour toute explication, j’appris que j’avais une seule réponse exacte. Une sur huit.

Mais je ne sais pas laquelle. Et je ne sais pas quelles sont les bonnes réponses aux sept questions où je me suis lamentablement vautrée.

Je suis désolée, mais Blogthings est foncièrement anti-pédagogique. Ce n’est pas en la laissant croupir dans ses erreurs et en se moquant d’elle méchamment qu’on aide la jeunesse à avancer, merde.

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Photo : Avivi

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vendredi 15 septembre 2006

Le petit casse-croûte à emporter en week-end

Ce matin, deux jolies choses à se mettre sous la dent.

1. Mot-clé de la semaine :

matt pokora aux toilettes

(Ben au moins, en voilà un qui a bien saisi les deux grands thèmes directeurs de mon blog.)

2. Phrase de la semaine :

Dans une école élémentaire, lors d'une réunion comme l'Education Nationale les affectionne particulièrement (beaucoup de blabla et peu d'action) (si vous ne connaissez pas le "Journal d'un remplaçant" d'Everland, je ne peux plus rien pour vous) :

"Je crois qu'au moins, une chose est claire : il est urgent d'attendre."

Et moi qui croyais que seuls les hommes politiques (dont, de toute façon, on a le droit de rire) utilisaient cette formule.

*****

Bon week-end à tous. Merci énormément aux messages de soutien qui ont suivi la note précédente : oui, ça va mieux. Les posts se feront plus fréquents dès que j'aurai un tout petit plus de temps devant moi, soit dans quelques jours. (Disons.)

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Photo : Flossie Mahoney

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